Conférence de presse du Président Mounguengui : les leçons d’un homme qui refuse la facilité*
Le mercredi 15 juillet 2026, le Président de la FEGAFOOT, Pierre Alain Mounguengui, a lui-même révélé aux journalistes sportifs le nom du futur sélectionneur national, au cours d’un échange d’une franchise rare. Ce jour-là, j’ai tenu à vivre cet événement en présentiel, loin des écrans de téléphone et de télévision, pour en saisir toute la portée. Je partage ici mes impressions, à la fois comme observateur attentif de notre société et comme porte-parole.
D’emblée, j’ai été frappé par la mobilisation de la presse : plus d’une trentaine de journalistes avaient répondu présent. Le service Communication de la FEGAFOOT avait ouvert la salle à tous, sans distinction, contredisant au passage cette idée reçue, souvent colportée sans preuve, selon laquelle les activités de la Fédération seraient réservées à un cercle restreint.
Pendant plus d’une heure, sans détour ni langue de bois, le Président a répondu à chaque question, portée par le patriotisme, l’esprit d’équipe, l’ouverture et un sens aigu des responsabilités. Il a également salué le travail de la presse lors de la phase finale du championnat national U15 à Lambaréné, et assuré que la FEGAFOOT restera toujours disponible pour ce genre d’échange.
De cette rencontre, je retiens quatre enseignements majeurs.
*La reconnaissance, d’abord.*
Revenant sur l’après-CAN 2025 au Maroc, le Président a rappelé que nos compatriotes qui portent les couleurs du pays méritent respect et gratitude, eux qui sacrifient temps et énergie pour l’image du Gabon. Comme le dit un proverbe africain, « celui qui tient le flambeau doit accepter de se brûler les doigts » : on ne peut demander l’exemplarité à ceux qui portent le maillot sans leur témoigner, en retour, considération.
*L’esprit d’équipe, ensuite.*
Le football, a-t-il rappelé, est un sport collectif. Il a filé la métaphore de la course de relais pour évoquer le choix du nouveau sélectionneur : chacun tient son témoin, chacun joue sa partition, et la Fédération, insiste-t-il, a fait la sienne.
*Le respect des rôles, aussi.*
Il n’existe pas, selon lui, de véritable crise au sein du mouvement sportif gabonais, mais plutôt des incompréhensions nées d’une mauvaise lecture des responsabilités de chacun. D’où cette image qu’il affectionne, celle du couloir : rester dans le sien évite les chevauchements et les conflits inutiles. Sa formule a marqué les esprits : « Chacun de nous doit rester dans son couloir. »
*La reconversion, enfin.*
Avec la bienveillance d’un père de famille, il a invité les footballeurs à préparer l’après-carrière dès leurs débuts, sachant qu’une carrière sportive, aussi brillante soit-elle, ne dure qu’un temps. « Au moment d’entamer votre carrière de footballeur, pensez déjà à l’après », a-t-il lancé, les invitant à se projeter selon leurs aptitudes.
Pour conclure, le Président a appelé à l’unité autour du football gabonais, invitant chacun à dépasser ses querelles personnelles pour placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout. Le temps des débats stériles est révolu : place au travail. Car la nouvelle génération nous regarde, prête à agir, et le peuple gabonais attend des résultats, pas des discours.
Francis Edgard SIMA MBA






