Tout ou presque s’est effondré en 2022

7 janvier 20230
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Le retour à la vie normale, après deux ans de Covid-19, a été douloureux pour les Gabonais qui pour beaucoup, ne savaient plus à quel saint se vouer.

Plusieurs d’entre eux se disaient être pris en otage par des décisions jugées à tort ou à raison impopulaires, mais salutaires pour sauver des vies humaines. Il n’en était rien, car, le devoir de l’Etat est non seulement de protéger les populations, mais également, éviter la propagation de ce virus venus d’ailleurs. Donc, ces mesures étaient plus ou moins salutaires.

La vie n’a pas été facile pour les populations. De la capitale Libreville aux chefs lieux des provinces, en passant par les départements et les communes, la galère pouvait se lire sur les visages des uns et des autres.

Le panier de la ménagère en a souffert et continue d’en souffrir. Les plaintes fusaient de partout. Il n’est pas encore au bout de ses peines. La galère gagne du terrain au regard de la hausse des prix, aussi bien dans des grands espaces commerciaux que dans des magasins disséminés partout dans le pays.

La situation est presque similaires dans des marchés, ces lieux par excellence où l’offre et la demande se tiennent par la main, mais ne trouvent pas ou presque, l’engouement d’antan des clients.

Les produits alimentaires ne sont plus à la portée de toutes les bourses. Devant cette situation persistante, sur instruction du gouvernement, les agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation sont descendus sur le terrain et ont redonné un espoir aux consommateurs. Mais, cet espoir est de courte durée, car les prix flambent toujours et les autorités cherchent d’autres stratégies en vue de stopper le phénomène. On aurait dit que la DGCC était en opération de communication. Dépassés, la colère des consommateurs s’est fait entendre sur les réseaux sociaux.

La vie n’a pas été facile pour les populations qui ne demandent ni le soleil, moins encore la lune, juste l’essentiel. Les prix de l’eau et de l’électricité sont rentrés aussi en compétition. Là encore, le consommateur a subi sans que personne ne s’en émeuve sur ce qui se passe. A cela, s’ajoute, le coût des transports qui grimpent sans que personne n’en parle. Chacun y va de son bien vouloir en saucissonnant les trajets. Les trajets de transport urbain sont passés au double, voire au triple, et ce, jusqu’à ce jour. C’est l’économie qui est prise en otage.

Autres faits de société, les inondations ont fait déserter des foyers entiers, alors que les éboulements ont endeuillé de nombreuses familles. Les routes s’éventrent à l’intérieur du pays privant les passagers de se mouvoir en toute quiétude. Pour illustration, les provinces de l’Estuaire(Cocobeatch) l’Ogooué-Ivindo (Mekambo- Makokou), du Haut-Ogooué, Ogooué-Lolo, pour ne citer que ces quatre, subissent quotidiennement les coupures de route. Les nids de poules dans la capitale gabonaise ne sont pas en reste.

Les glissements de terrain ont privé les voyageurs de la Setrag de se déplacer de Franceville à Owendo et vice versa. Beaucoup sont bloqués de part et d’autre en entendant une hypothétique solution salutaire. Cela nous permet de poser des questions suivantes : La nature serait-elle en colère ? La galère des populations ne serait-elle pas entrain d’interpeller qui de droit ?

Les populations souhaitent donc qu’on bâtisse des ponts, construise des infrastructures dignes de ce nom pour permettre à chacun et à tous de se mouvoir, d’être à l’aise dans sa peau et, enfin, qu’on augmente le pouvoir d’achat, pour leur permettre de vivre dignement et, sans doute, d’oublier les cauchemars vécus en 2022.

L’ENFANT SOLEIL

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