"Et si l’on renforçait l’empowerment financiers femmes en ayant un focus sur la budgétisation sensible au genre ? "
La budgétisation sensible au genre permet à un acteur public de façonner ses politiques publiques dans un objectif d’égalité des chances entre les femmes et les hommes. Il s’agit pour les gouvernements de prendre en compte pour chaque budget ou loi de finances les effets des politiques qui y sont budgétisés sur l’égalité entre les genres. Cela peut passer par des études d’impact ex ante, ou par l’évaluation des politiques publiques ex post.
Ce type de budgétisation passe par exemple par la création d’un service au sein du ministère des Finances qui veille à ce que les programmes de dépenses des ministères soient conformes à la politique de réduction des inégalités femmes-hommes.
Cela nécessite un travail de collecte et d’analyse de données dans le but de guider l’action publique dans la matière de la lutte contre les inégalités.
Les rapports annuels de budgétisation sensibles au genre permettent d’évaluer les marges de manœuvre et le degré de réussite du gouvernement dans les objectifs d’égalité qu’il s’est fixé.
L’Autriche liste par exemple ses objectifs en plusieurs catégories, parmi lesquels « assurer une meilleure répartition du travail rémunéré », « faire en sorte que les femmes réintègrent plus largement le marché du travail après une interruption de carrière », « renforcer les compétences des femmes dans le secteur entrepreneurial », « améliorer l’égalité des chances dans l’éducation ». Chacun de ces objectifs est pris en charge par un ministère dédié (Finances, Travail, Économie, Éducation).
Le FMI recommande notamment la mise en place d’une telle budgétisation dans les pays en voie de développement, afin de soutenir un développement socialement inclusif.
Gwenaëlle SIMBI, épouse MARAT ABYLA,
Présidente l’Ong FinanceSolid






